Pour l’année scolaire 2019/2020, l’article 5, alinéa 1, du CCNI sur la mobilité fixe une répartition stricte : tous les postes spécifiques disponibles dans les lycées musicaux, en fonction de la dotation organique des droits, sont partagés avant toute opération de mobilité selon un équilibre précis :
- La moitié des postes est réservée à de nouveaux recrutements.
- L’autre moitié à la mobilité territoriale et professionnelle.
Concrètement, pour l’année 2019/2020, tout poste impair ou unique bascule systématiquement dans le camp de la mobilité professionnelle et territoriale. Cette règle, aussi arithmétique que réglementaire, structure la carte des affectations.
Question pour le passage dans les Lycées musicaux : quelles exigences ?
Le CCNI, à l’article 5, alinéa 2, prévoit un dispositif très balisé : avant toute opération de mobilité, dans les délais fixés par l’OM, les enseignants titulaires à durée indéterminée, qu’ils aient accompli un service partiel ou non, peuvent solliciter une mutation vers les écoles secondaires musicales, à condition d’avoir effectué au moins une année dans la discipline visée ou sur la classe de concours correspondante. La demande se fait par écrit, que ce soit pour rester dans l’établissement actuel ou viser un autre lycée musical de la même province, même si le poste d’origine se situe ailleurs.
L’enseignant doit alors déclarer l’ensemble des années de service effectif dans la discipline ou la catégorie de concours sollicitée, y compris les contrats à durée déterminée couvrant l’année scolaire complète (en conformité avec l’article 11, al. 14 de la loi n° 124/99). Les années de service prises en compte incluent aussi l’année en cours, à condition d’avoir travaillé au moins 180 jours sous contrat à durée déterminée, détail explicitement rappelé en note.
Enfin, les enseignants qui remplissent ces critères (voir paragraphe 6) peuvent déposer une demande de passage, même si leur confirmation dans le poste n’est pas encore officielle.
Classement provincial des aspirants à passer dans les lycées musicaux avec au moins un an de service dans la classe de compétition requise
Les bureaux scolaires territoriaux sont chargés d’établir des classements provinciaux, discipline par discipline. Pour chaque classe de concours, ces listes recensent les années de service effectuées dans les lycées musicaux de la province. Ces classements servent de base pour déterminer qui pourra accéder à un poste spécifique, dans la limite des places réservées à la mobilité.
Les enseignants répondant aux critères et demandant leur mutation dans un lycée musical sont placés selon leur ancienneté de service dans la discipline ou la classe de concours visée, y compris les années réalisées sous contrat à durée déterminée. Si plusieurs candidats totalisent le même nombre d’années, c’est le tableau d’évaluation annexé au CCNI qui tranche.
Passage avec confirmation dans le lycée musical de service dans l’année scolaire en cours
Une fois les classements établis pour les enseignants remplissant l’année de service requise, les services territoriaux statuent, dans les délais fixés par l’OM, sur la confirmation des candidats dans leur lycée musical actuel, à condition qu’un poste y soit vacant pour l’année scolaire en cours (2018/2019). L’objectif : préserver la continuité pédagogique.
Si un enseignant n’a pas sollicité cette confirmation, il participe alors à la mobilité professionnelle à la fin des opérations de mobilité territoriale, selon son rang dans le classement et les préférences indiquées.
Transfert provincial aux Lycées musicaux
La mobilité territoriale au sein de la province commence une fois les confirmations de poste pour 2018/19 traitées. Comme précisé à l’article 5, paragraphe 7 du CCNI, tous les postes restés vacants, y compris ceux initialement prévus pour les nouvelles titularisations, sont ouverts aux transferts provinciaux.
Les mutations s’organisent en fonction du barème établi dans le tableau d’évaluation annexé au CCNI, chaque demande étant jugée selon cette grille.
Mobilité enseignants professionnels qui ne reçoivent pas la confirmation du siège
Après les transferts provinciaux, vient le tour des enseignants qui remplissent les conditions de passage mais n’ont pas obtenu confirmation dans leur établissement d’origine. Ils sont alors affectés sur les places restantes, une fois la mobilité territoriale provinciale achevée, tout en respectant la part dédiée aux nouveaux entrants (50%).
Les bureaux scolaires attribuent ensuite les postes aux candidats, selon les qualifications mentionnées dans le tableau B du CCNI, pour les mouvements professionnels visant la présidence ou le rôle provincial, conformément aux exigences du décret présidentiel 19/16 modifié par le DM 259/17. Ces affectations s’effectuent sur les postes demeurés vacants après l’ensemble des phases précédentes.
Mobilité interprovinciale territoriale et professionnelle dans les lycées musicaux
Une fois les mouvements provinciaux et professionnels achevés, les éventuels postes non pourvus à ce stade deviennent accessibles à la mobilité interprovinciale. Les enseignants d’autres provinces peuvent alors postuler pour ces places, qui sont attribuées en fonction du barème prévu par le CCNI.
Selon le paragraphe 10 de l’article 5, pour l’année scolaire 2019/20, il n’est possible de postuler que pour une province différente de celle d’origine durant cette phase transitoire.
Séquence d’opération : résumé de l’ordre des opérations
Pour clarifier le déroulement, voici un rappel synthétique de la chronologie imposée pour la mobilité dans les lycées musicaux durant l’année scolaire 2019/20, telle qu’établie par le contrat :
- Répartition préalable des postes entre nouveaux recrutements et mobilité
- Recueil des demandes papier pour mutation ou passage
- Élaboration des classements provinciaux
- Confirmation sur le poste pour l’année en cours si possible
- Transferts provinciaux sur les postes restants
- Affectations pour les enseignants sans confirmation
- Organisation de la mobilité interprovinciale pour les postes résiduels
Mobilité dans les écoles secondaires de musique pour 2020/21 et 2021/22 : quels taux pour les transferts interprovinciaux et la mobilité professionnelle ?
Pour les années 2020/21 et 2021/22, qui s’inscrivent dans le cycle triennal du nouveau CCNI, la règle du 50/50 perdure : la moitié des postes disponibles après les deux premières phases (transferts provinciaux) reste réservée aux nouveaux recrutements.
Si un poste reste unique ou impair, il est affecté au recrutement pour 2020/21, ou bien à la mobilité l’année suivante. Voici la ventilation précise pour chaque année concernée :
Pour la mobilité professionnelle et les transferts interprovinciaux en 2020/21, à l’issue des phases I et II, la moitié des postes concernés (50%) se répartit ainsi :
- 30% pour la mobilité professionnelle à l’échelle provinciale
- 20% pour la mobilité interprovinciale
En 2021/22, la répartition évolue :
- 25% pour la mobilité professionnelle provinciale
- 25% pour la mobilité interprovinciale
Si la répartition donne des fractions, l’attribution penche toujours pour la part la plus élevée ; en cas d’égalité, c’est la mobilité professionnelle qui l’emporte.
Dans les deux cas, les règles générales du CCNI et le tableau d’évaluation servent de boussole pour tous les mouvements professionnels et territoriaux vers les postes spécifiques des lycées musicaux sur ces deux années.
À force de procédures, de calculs et de décrets, une mécanique se dessine : chaque mouvement, chaque demande, s’inscrit dans un engrenage où l’ancienneté, le mérite et un zeste d’opportunité font la différence. Le choix du poste ne tient pas qu’à un formulaire : il s’agit de trouver, dans ce millefeuille administratif, la trajectoire qui saura accorder parcours individuel et partitions collectives. Où voudrez-vous inscrire la prochaine note de votre carrière ?

