Comment sélectionner le régime de TVA adapté à un SIC

Choisir d’ouvrir ou non un numéro de TVA n’est pas une décision simple. Les facteurs à considérer sont nombreux et vous n’avez pas toujours tous les éléments disponibles pour faire un choix conscient. Le régime le plus indiqué (forfaitaire ou ordinaire) doit être évalué ; le fonds professionnel à enregistrer (à condition qu’il y en ait un), le code ATECO de votre entreprise, etc.

Avant même d’entamer les démarches pour obtenir un numéro de TVA, il faut prendre le temps d’observer la situation de départ. Cette étape permet de déterminer si l’ouverture d’un tel numéro se justifie vraiment, ou si d’autres pistes, comme la création d’une société ou le recours à la retenue à la source, seraient plus adaptées. Impossible d’éviter une analyse minutieuse des différents régimes fiscaux, d’identifier les obstacles éventuels à l’accès à l’un ou l’autre, de passer au crible les coûts liés à la création d’un numéro de TVA (qu’il s’agisse des frais initiaux ou des charges annuelles), sans oublier la paperasse administrative pour l’ouverture et la gestion dans la durée. À titre d’exemple, impossible de démarrer sans une adresse e-mail certifiée, qui deviendra votre canal officiel pour toutes les communications formelles.

A voir aussi : Pourquoi apprendre à vapoter ?

Les exigences pour ouvrir un numéro de TVA ne manquent pas. Voici, point par point, ce qu’il faut garder en tête avant de se lancer dans cette aventure administrative.

Ouverture d’un numéro de TVA : comment fonctionne le régime ordinaire

Le régime ordinaire de TVA s’adresse à tous ceux qui veulent lancer une activité professionnelle ou productive. En choisissant cette voie, on se retrouve face à un ensemble d’obligations comptables, administratives et bureaucratiques. Ce régime concerne surtout les indépendants et toutes les personnes dont l’activité ne dépend pas d’un salaire d’employé.

A découvrir également : Comment accéder à l'ESMA ?

À titre d’exemple, pour une entreprise individuelle, il faut s’inscrire au registre des sociétés, gérer la liquidation et le paiement de la TVA, tenir la comptabilité à jour et renseigner les indices synthétiques de fiabilité (ISA, remplaçant depuis 2018 les études sectorielles). La facturation électronique est désormais incontournable. Pour simplifier ces démarches, des solutions comme Libero SiInvoice permettent de centraliser l’émission et la réception des factures, tout en offrant des outils pour piloter la trésorerie ou relancer les impayés.

Les obligations ne s’arrêtent pas là. Il faut aussi penser à l’inscription à la gestion séparée INPS et, pour certaines activités, à l’INAIL pour l’assurance obligatoire (cette inscription ne concerne les entreprises individuelles sans salariés que dans le cas des artisans). Il convient aussi de prévoir le règlement de l’IRPEF, de l’IRES et de l’IRAP. Les taux de l’IRES et de l’IRAP sont fixes, même si l’IRAP peut varier localement, tandis que le taux d’IRPEF dépend du barème annuel fixé dans la loi de finances.

Ouverture d’un numéro de TVA : comment fonctionne le régime forfaitaire

Le numéro de TVA au régime forfaitaire ouvre la porte à toute une série d’aménagements pratiques : comptabilité allégée (pas d’obligation de tenir les livres comptables, pas d’INAIL, pas d’ISA, pas d’inscription au registre des sociétés…), fiscalité simplifiée avec un taux unique. Ceux qui optent pour ce régime bénéficient d’un taux d’imposition de 15 % (déduction forfaitaire qui varie selon le code ATECO retenu).

Mais tout le monde ne peut pas en profiter. Le régime forfaitaire est réservé aux professionnels et entreprises dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 65 000 euros par an, avec d’autres conditions précises : pas de salaire supérieur à 30 000 euros, pas plus de 20 000 euros de dépenses annuelles pour des collaborateurs, aucune participation dans d’autres sociétés. Ces critères sont clairement listés dans la pièce jointe fiscale 2020.

Autre particularité : la facturation électronique n’est pas obligatoire dans le cadre du forfaitaire, même si rien n’empêche de s’équiper d’un logiciel pour gagner en efficacité. Par exemple, Free SiBill Basic propose une solution gratuite et adaptée à ceux qui souhaitent suivre leurs factures électroniques et simplifier la gestion comptable de leur activité.

Ouverture d’un numéro de TVA : différences entre le régime forfaitaire et le régime ordinaire

Les écarts entre le régime forfaitaire et le régime ordinaire sont sensibles, aussi bien sur le plan fiscal que sur l’organisation comptable. Voici les principaux points de divergence à considérer :

  • Seuil de chiffre d’affaires à respecter pour accéder au régime
  • Type d’imposition sur les revenus
  • Présence ou non d’un système comptable simplifié
  • Plafond de dépenses pour les salariés
  • Participation ou non dans d’autres sociétés
  • Modalités de paiement du PARI
  • Inscription éventuelle à l’INAIL

Ouverture d’un numéro de TVA : le régime de contribution

Que l’on opte pour le régime ordinaire ou le régime forfaitaire, l’affiliation à un fonds de pension reste incontournable. Dans la majorité des cas, cela signifie une inscription à la gestion indépendante INPS, avec des taux allant de 24 % à 34,23 % selon l’activité exercée ou le régime choisi. Pour les professions réglementées (architectes, ingénieurs, journalistes, médecins, psychologues…), l’adhésion à la caisse de prévoyance de l’ordre professionnel concerné est obligatoire, avec versement des cotisations annuelles correspondantes.

Ouverture d’un numéro de TVA : combien cela coûte-t-il ?

L’ouverture d’un numéro de TVA ne coûte rien si l’on effectue la démarche soi-même (hormis les frais de timbres et de secrétariat). Faire appel à un professionnel pour monter le dossier peut cependant générer des honoraires supplémentaires.

Ouvrir un numéro de TVA : comment le faire ?

L’enregistrement s’effectue auprès du service compétent de l’Agence du Revenu, dans les 30 jours suivant le lancement de l’activité. Une fois les formulaires déposés, l’administration attribue un code fiscal à 11 chiffres permettant d’identifier le titulaire du numéro de TVA.

Pour finaliser la demande, il faut remplir les formulaires AA9/12 ou AA7/10, en y indiquant le code ATECO correspondant à son activité. Ces documents peuvent ensuite être remis en main propre, envoyés en recommandé avec accusé de réception ou transmis par voie électronique grâce au logiciel mis à disposition par l’Agence du Revenu.

À l’arrivée, choisir et ouvrir le bon régime de TVA, c’est bien plus qu’un simple formulaire à remplir : c’est poser les premières pierres d’une activité viable et conforme. Ceux qui prennent le temps de réfléchir à chaque étape partent avec une longueur d’avance, prêts à affronter la réalité du terrain.

Toute l'actu